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Par Maelyss LarrieuLongue Design Bleu Beach Please Chaise Sofactory Bermudes Sur v8nw0ONm
Photographie : Illustration – ElCarretero.fr

 

L’Union européenne est face à un paradoxe. Le marché commun a permis de créer un bloc compétitif et attractif à l’échelle internationale tout en dynamisant l’économie intra-européenne. Cependant, les bénéfices apportés par la multiplication des échanges commerciaux n’a pas profité à ses membres de la même manière. Cela fait de l’Europe une puissance économique régie par une monnaie forte mais où les inégalités entre les pays se creusent.

L’Union européenne est un succès économique à l’épreuve de la politique, face à laquelle les pays ne veulent pas sacrifier leur souveraineté. À l’image d’un Brexit encore hasardeux à deux mois de la date butoir et de la montée des partis d’extrême-droite au gouvernement dans des pays tels que l’Italie ou l’Autriche, il semble que le vieux continent soit en train de payer les pots cassés d’une crise économique survenue il y a dix ans déjà et qui n’a fait qu’accentuer une méfiance des citoyens déjà peu enthousiastes au projet. La Grèce a atteint le paroxysme de l’impasse politique de l’UE : comment coordonner 19 économies tout en restant aligné à des valeurs démocratiques et sociales? Les Grecs, eux, répondraient que la démocratie est faible à l’épreuve de l’austérité. Alors, l’euro sert-il ou dessert-il l’Europe ?

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La monnaie commune, 20 ans déjà

Le 7 février 1992, douze États de l’Europe de l’ouest signaient le traité sur l’Union européenne, plus connu sous le nom de traité de Maastricht. Ce texte marque la fondation de l’Union européenne moderne. Le traité de Maastricht permet de structurer l’UE et d’étendre ses objectifs à la construction d’une communauté non plus seulement économique mais aussi institutionnelle.

Le traité instituant la Communauté économique européenne devient ainsi le traité instituant de la Communauté européenne. Les membres affirment leur volonté de mettre en oeuvre, ensemble, des objectifs politiques, financiers, sociaux et démocratiques communs. Les dispositions principales du traité de Maastricht dessinent l’architecture de l’UE telle que nous la connaissons aujourd’hui, basée sur plusieurs projets.

Parmi ces ambitions, il y a d’abord celle d’un renforcement du Parlement européen afin d’accentuer l’effectivité d’une Europe politique. Il y a celle de la mise en place d’un marché unique et de la création d’une union économique et monétaire (UEM) dont le but est de conduire à une monnaie unique, l’euro. Il y a également l’ambition d’instituer une citoyenneté européenne permettant de créer une cohésion entre les différentes communautés européennes et ce par le renforcement de l’espace Schengen et du principe de libre circulation des personnes, des services, des capitaux et des marchandises.

Le traité de Maastricht entre en vigueur le 1er novembre 1993. La monnaie unique est introduite sous forme immatérielle le 1er janvier 1999 dans les onze pays formant la zone euro nouvelle, à savoir l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal. Trois ans plus tard, le 1er janvier 2002, l’euro est introduit physiquement et les billets et les pièces entrent officiellement en circulation.

Selon la Commission Européenne, “les avantages de l’euro sont très variés.” L’institution développe six points essentiels pour montrer les bénéfices de la monnaie sur l’économie européenne. Cela englobe “des prix stables pour les consommateurs et les citoyens”, “une plus grande sécurité et davantage de débouchés pour les entreprises et les marchés”, “une stabilité économique et une croissance plus fortes”, “des marchés financiers mieux intégrés”, “une présence renforcée de l’UE dans l’économie mondiale” et “un signe tangible de l’identité européenne.”

 

 

Un projet politico-économique impossible ?

Aujourd’hui, l’Europe fait face à un blocage multiple. Elle doit composer avec les volontés de plusieurs pays de redonner la priorité à leur souveraineté nationale. L’Union européenne en tant qu’union politique est directement remise en question non seulement à travers la sortie du Royaume-Uni mais elle trouve sa parfaite illustration dans l’incapacité de ce pays à trouver un accord de sortie satisfaisant.

Même si les pays membres se sont montrés unis dans les négociations avec Theresa May, la date de sortie est prévue pour le 29 mars et risque d’être repoussée pour éviter un “no-deal”. Le 15 janvier, le Parlement britannique a en effet refusé la proposition d’accord négocié fin novembre avec l’UE, ce qui conduit Theresa May à devoir pratiquement recommencer un travail de deux années à zéro. La possibilité de repousser la date du Brexit nous amène directement à la période des élections européennes qui s’annoncent tendues. Le Parlement européen va être restructuré, donnant au Brexit une issue particulièrement incertaine sur les négociations à venir avec l’UE.

Il est possible que les représentants issus de partis populistes soient plus nombreux. Le Rassemblement National en France a lancé sa campagne récemment, début janvier. Le mouvement des Gilets Jaunes a remis en question la légitimité des partis traditionnels déjà en crise depuis les dernières élections présidentielles de 2017. Cependant, la grande problématique de l’Union Européenne n’est pas essentiellement la “montée des populismes” en Europe : c’est plutôt la crise de la représentation qui divise à la fois citoyens et dirigeants mais aussi les dirigeants entre eux.

L’ambition d’une Europe économique meilleure se heurte à des blocages. Les asymétries entre les pays creusent les inégalités contre lesquelles les 27 membres divergent trop pour s’accorder. L’Allemagne est au premier plan en refusant systématiquement l’éventualité d’un financement fédéral de l’Europe. Cela l’obligerait à accorder des financements bien plus importants à l’UE. Ce genre de blocage ne permet pas à l’euro de disposer d’une flexibilité suffisante pour mettre tous les pays sur un même pied d’égalité. Le projet européen ne pourra pas être amélioré tant que les membres ne s’accorderont pas sur un projet politique -incluant une politique économique et Découpé Et Basse En Table 2019 RelevableBois Chantourné UVzMpqSbudgétaire– réel.

 

 

Faut-il sortir de l’euro ?

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À l’image du Brexit au Royaume-Uni, cette question divise les économistes français. Entre fervents défenseurs de la monnaie unique et sceptiques confirmés, il est difficile de s’y retrouver, d’autant que ce n’est pas un problème binaire. Il est évident qu’il n’est pas entièrement possible de prédire les conséquences d’une éventuelle sortie de l’euro et que les argumentaires, aussi fondés et légitimes soient-ils, n’en restent pas moins hypothétiques.

Cependant, les différentes analyses permettent de prendre en compte les facteurs importants qui régissent la politique budgétaire d’un pays. Des économistes tels que Jacques Sapir ou Anne-Laure Delatte, même s’ils ne partagent pas les mêmes convictions, montrent que la question centrale d’une sortie de l’euro est la souveraineté monétaire. Les pays doivent-ils récupérer leur souveraineté monétaire afin de relancer leur économie et reconstruire leur industrie ou doivent-ils au contraire rester dans la zone euro afin de conserver les relations commerciales de l’UE sans toutefois écarter la possibilité de réformer la politique européenne à ce sujet ?

 

“Accepter de rester dans le cadre de l’euro, implique dans les faits d’accepter le démantèlement de l’État social issu de l’après-guerre et la baisse du niveau de vie.” Le Comptoir

 

L’économiste Jacques Sapir, auteur du livre “Faut-il sortir de l’euro?” est favorable à l’idée qu’il faut démanteler la monnaie unique. Il explique qu’il “faut que les différents pays retrouvent leur souveraineté monétaire et puissent ajuster leur taux de change.” Selon l’économiste, le problème fondamental réside dans le fait que les pays ont perdu leur souveraineté monétaire, et donc la main sur leur politique budgétaire. Cela implique que, privé de la possibilité de dévaluer sa monnaie, l’État n’a d’autre choix pour résoudre les problèmes de compétitivité et de coût du travail que la baisse des salaires et la compression des prestations sociales. Les défenseurs de la sortie de l’euro parlent également d’un problème de financement du déficit : ne pouvant pas faire appel à la banque centrale, la solution pour réduire le déficit est d’augmenter les impôts et de réduire les dépenses publiques. Jacques Sapir défend aussi l’idée que l’euro sert principalement à l’Allemagne :

 

“(il y a) une forme de dérèglement généralisé au niveau financier et bancaire qui est extraordinaire. (…) Aujourd’hui, (…) avec la création de la Banque Centrale européenne, on a d’une certaine manière donné les clefs à l’Allemagne et ceci a été une erreur extrêmement lourde.” 

 

Lorsqu’un pays rencontre des difficultés économiques et que le déficit devient trop important, la seule solution envisagée est la politique d’austérité. Cela est à l’origine des désaccords récents survenus entre l’Italie et l’UE, lors du vote du budget italien.

Cependant, d’autres économistes s’accordent à dire qu’il faut rester dans la zone euro, comme la Directrice adjointe du CEPII (Centre d’Etudes Prospectives et d’Informations Internationales), Anne-Laure Delatte. Revenir au franc aurait, selon elle, “des effets re-distributifs : certains secteurs gagneraient et certains secteurs perdraient.” Le problème de l’euro est qu’il n’est pas représentatif de la réalité économique des pays. Par exemple, la France est “surévaluée d’environ 10% par rapport à l’Allemagne. En réalité, nous sommes moins surévalués que quatorze membres de la zone euro. Donc si on devait sortir demain de la zone euro, (…) nos produits seraient moins chers en Allemagne qui représente 35% de nos exportations, (…) mais sur une large majorité de nos exportations, nous serions plus chers.” analyse l’économiste. Il ne s’agit pas tant d’une sortie de la France de la zone euro puisque si la France en sortait, ce serait en réalité la dislocation de la zone euro. Tous les pays dévalueraient leurs monnaies ce qui rend les conséquences sur la compétitivité incertaines. Pour Anne-Laure Delatte,

 

“il faut trouver un contrat qui nous permette d’avoir des transferts fédéraux et qui nous permette d’avoir une (meilleure) solidarité. (…) Il faut trouver des solutions et on en a.” 

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Toutes ces problématiques seront au coeur de l’actualité électorale au mois de mai 2019. Les parlementaires devront trouver des compromis afin de travailler sur un meilleur fonctionnement de l’Union européenne. L’euro en tant que monnaie commune est un beau projet qui a permis de faire rayonner l’Europe à l’échelle internationale face à des puissances telles que les États-Unis et la Chine. Mais la zone euro ne se suffit pas à elle-même et il faudra repenser l’architecture de l’union pour en redessiner les politiques budgétaires, économiques et sociales, pour le moment presque inexistantes.

 

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